Raphaël Lerays
Scénographe
Dessinateur
Réalisateur
magicien


Animation Scénographie Dessin @

2026
FRONTIERE REFUGE
IMPACT
GRAND ECRAN
HENNEQUIN
EI KENENKAAN LIEASSA
2025
M.A.N. CUBE
M.A.N. SALON
M.A.N. XIX EME
LA CIRCONCISION
CORAN EUROPE
MUSEUM ANGERS
2024
SIGNADORE
BESTIAIRE
AU FIL DES MOTS
2023
CAUSA ABSURDA
JEAN LENEPVEU
HUMAINS DANS L'ESPACE
EPISODE #0
2022
MAPPING VIKING #2
TERRE ! TERRE !
CAMMINI
2021
BD ARCHITECTURE
AU FIL DES ARAIGNÉES #3
INTELLIGENCES
INTELLIGENCES (FILM)
2020
DE L'AMOUR #2
LA FABRIQUE DES FUTURS
BENJAMIN PERET
2019
DE L'AMOUR
POM POM POMMES
MAISON DE L'ERDRE
AFFAIRE MOUSSORGSKI
MACHAHO
2018
EN REMONTANT LA VILAINE
AU FIL DES ARAIGNEES
HERBIERS 44
NECROPOLE DE VANNES
DEPASSER, SE DEPASSER
REINE DES POISSONS
VIKINGS A NAMSBORG
2017
CENDRES DE NOS REVES
LANDES DE BRETAGNE
STRIP TRIPS
2016
PLUMES DE DINOS #2
TOUS DE SORTIE
TRES CHERE AFRIQUE
2015
JULES VERNE GRAND ÉCRAN
VOEUX DELCOURT
CAMILLE
S.E.N.S.
PLUMES DE DINOS
BLEU VIOLON
LABOTANIQUE
BD SONORE
2014
LIVRE GRAVITAIRE
BESTIAIRE IMAGINAIRE
PERRIERES FILM
2013
TOUT BIEN REFLECHI
LA BOURSE OU LA VIE
PLAISIRS DE L'EAU
2012
MOULIN DU RITOIR - GFX
MOULIN DU RITOIR - SCENO
MOULIN VILLEVEQUE #2
MOULIN VILLEVEQUE #1
A CHEVAL SUR LA LUNE
ATELIER THEATRE
L'HOMME QUI AVAIT...
LA MINUTE DE...
2011
OUDON - DESSINS
OUDON - SCENO
CHANOINE LAROSE
HERBIERS TRESORS
LOIRE SUBAQUATIQUE
AU PIED DU MUR
2010
JACQUES DEMY
64 LIVRES D'ARTISTES
3 MIN 14 SEC 16 IMG
ARLEQUIN
2009
EN ROUTE MAUVAISE TROUPE !
LE VELO D'ADELE
AGENDA 21
2008
PAUL EMILE PAJOT
KEKÇA POESIE
COMICS WORLD EXPO
2007
REPLI
TERRE DE SCHISTE
2006
2005
2004
2003
PERRIERES > APD
PIERROT>
PERRIERES > APS
2002
COMEDIE ENFANTINE
TRAIN FANTOME
2001
CALDERON
LULU
SO WHAT
CHAUMONT 2
SOURCE
2000
CHAUMONT 1
1999
C42

*

PROJETS DE PAPIER

*

ADRESSES CONNEXES

XBIOS(2) - INSTA

XBIOS(2) - PIXELFED

XBIOS(3)

STRIP TRIPS

VIDEOS #1

VIDEOS #2

*

TELECHARGEMENTS

*

Raphaël Lerays
3 avenue Junon
44300 Nantes (France)


LE VÉLO D'ADÈLE - FILM D'ANIMATION 2D


Film d'animation (13')
Produit par La Ménagerie (Tournefeuille, 31)



C'est un film sur la ville.

Architecte et scénographe de formation, c'est naturellement un sujet qui me passionne depuis longtemps, et qui ne cesse d'impressionner mon travail de dessinateur. Après Pierrot et son ambiance campagnarde, que j'avais campée de façon assez sommaire; j'ai eu envie d'évoluer, par le biais du dessin, dans des lieux plus prégnants, plus incarnés et réalistes - des endroits avec suffisamment d'épaisseur pour, parfois, voler la vedette au personnage principal.

On parcourt cette "idée de ville" guidé par une bicyclette. Le vélo est un média intéressant pour appréhender l'urbain (en voyage, dessiner les vélos en ville ou sillonner les quartiers en pédalant reste une expérience singulière).
C'est un vélo parmi d'autres, pas question d'en faire un "super vélo", un objet d'exception. On n'assiste pas dans ce film au destin extraordinaire d'une machine hors du commun, mais plutôt à des tranches de vie de personnes (pus personnes que personnages !) dont on ne saura en définitive pas grand chose.

L'esthétique est celle de l'extrait, de l'effleurement. Jamais la caméra ne s'attache durablement à une vie ou à un lieu, on croise des gens un peu au hasard, parfois 10 minutes, parfois plusieurs semaines.


Comment ?

Pour commencer, dessiner des vélos en ville.
Au gré des rencontres, apprendre les formes, les détails, les bricolages...
De cette manière je collecte des mini-scènes issues d'un décor quotidien, chacune avec son ambiance singulière... L'intégralité de ce matériel ne pourra pas "rentrer" dans le court métrage, c'est pour cela que cette phase me fait penser au travail d'un documentariste: D'abord on engrange, sachant qu'on fera le tri dans un second temps.

De cette façon on autorise des éléments nouveaux et inattendus à venir se nicher dans l'histoire: Tout au long du travail il me semble important de laisser place à l'imprévu, à l'accident.

Parallèlement à la "glânerie", il y a l'écriture de l'histoire. Dans le cas du Vélo d'Adèle, c'est plus un cadre qu'un fil narratif continu. Le film est une succession de tableaux, avec un changement chaque fois que le vélo passe en de nouvelles mains. L'histoire est donc découpée en tranches nettes, passant sans transition d'un personnage à l'autre. Attitudes, lieux, pratiques diffèrent à chaque tableau. Le vélo ne change pourtant pas, les usages si. Sans véritable intrigue, le film ressemble donc à un carnet de croquis.


Tout au long du film, les sons ambiants sont ceux d'une ville contemporaine, avec ses bruits, ses occurrences imprévisibles... L'action est accompagnée au piano électrique (Fender Rhodes !), comme on le faisait avec les films muets, mais de façon assez discrète, juste pour donner davantage de d'unité aux tableaux qui se succèdent.

Deux exceptions sonores:

Dans les décors enneigés, la musique est lente, avec de larges nappes sonores, comme des brumes qui flottent, dont les allées-venues rendent plus étranges l'atmosphère de la ville déserte.
Pour Adèle, une musique beaucoup plus rythmée accompagne la jeune fille, alors qu'elle traverse la ville comme une flèche. Cette musique est jouée très forte, elle domine les autres sons comme si on l'écoutait dans le walkman d'Adèle.

Le rythme soutenu et le volume fort sont interrompus d'un coup par la dernière chute, dont le vélo ne se relèvera pas.

Suivra la long "plan séquence" du générique de fin, pendant lequel les sons urbains alentours referont surface peu à peu.